La Meije et moi, acte IV

Le Bastion Central ! Je me demande encore ce qui m’a pris d’utiliser cette lourde expression d’architecture militaire pour désigner l’immense bouclier de dalles qui orne en son milieu la muraille des Etançons de la Meije. Sauf justement qu’il est bien central, et que la puissance des formes suggère l’idée d’une forteresse géante… Avec Jean-Louis Mercadié, nous avions eu tout le temps de l’observer lors de notre ascension du Doigt de Dieu, en 1968. Et l’évidence nous avait sauté aux yeux : il y avait là un morceau de rocher magnifique sans équivalent en Oisans, qui faisait penser à la face sud de la Dibona, mais en beaucoup plus grand et avec comme inconnue première la présence d’un impressionnant rempart très surplombant juste au-dessus du glacier.


Les dalles du Bastion (éclairées par le soleil), vues depuis les parages du col du Pavé. C’était en 1976, en pleine sécheresse. Le Glacier Carré se pissait littéralement sur le Fauteuil (photo Jacques Plassiard)

Le Bastion ne va pas jusqu’au sommet de la Meije. Sa tête presque plate doit se tenir vers 3750 mètres d’altitude, à l’aplomb de la Troisième Dent. Il y a là en temps normal un petit névé triangulaire qui correspond au point le plus élevé de la Banquette des Autrichiens, cette longue rampe fortement déversée qui prend naissance au pied de la Meije orientale, sorte de chemin de ronde vertigineux dont le parcours n’est pas une simple promenade de santé : la moindre perte d’équilibre, et c’est le grand saut assuré ! Elle est ainsi nommée parce qu’elle fut utilisée par les frères Zsigmondy et Karl Schulz lors de leur dramatique tentative du 6 août 1885.


La Banquette des Autrichiens, vue de l’est. Au centre de la photo, le Doigt de Dieu. A sa gauche, la Quatrième puis la Troisième Dent.
Tout à gauche, le Grand Pic.

En juin 1969, l’histoire alpine du Bastion se limitait en effet à deux cabrioles meurtrières. Emil Zsigmondy était tombé dedans en tentant d’escalader la paroi verticale de la Troisième Dent à partir du névé triangulaire. La corde qui le reliait à ses compagnons s’était rompue (sans quoi il y aurait sans doute eu trois victimes !), et son corps fracassé était allé rebondir sur les dalles du Bastion, jusqu’au glacier. C’est là que son ami Purtscheller l’avait ramassé deux jours plus tard. Sa tombe se trouve au cimetière de St-Christophe, un lieu émouvant qu’il faut absolument visiter. Le même sort a été réservé en 1911 à Jean Rufz de Lavison, qui était monté seul, peut-être pour essayer de passer là où Zsigmondy était tombé.

 

Emil Zsigmondy avait un bon coup de crayon. Il a fait cette esquisse de la Meije à la Tête de la Maye le 4 août 1885, deux jours avant de se tuer dans la face sud.


La tombe d’Emil Zsigmondy. La photo date de 1896, juste après un nouvel accident mortel à la Meije. L’une des deux victimes, le Grenoblois Ernest Thorant, est inhumé à côté de l’Autrichien (par la suite, sa tombe est ornée d’une stèle identique). L’hommage est rendu par les Grimpeurs des Alpes (les GDA) dont Thorant était membre. Pour rencontrer les GDA, rendez-vous sur le site Alpimages !

L’année 1912 avait été marquée par un grand exploit : une autre équipe autrichienne avait réussi à surmonter les 200 mètres séparant le névé triangulaire de la Troisième Dent. Il s’agissait d’Angelo Dibona et Luigi Rizzi, deux guides de Cortina d’Ampezzo, conduisant deux jeunes grimpeurs de Vienne, Guido et Max Mayer. Ils n’avaient pas utilisé la Banquette, mais avaient attaqué par le Fauteuil à la base de la face sud du Grand Pic, puis avaient emprunté les rives glacées du couloir Zsigmondy. Après la Première Guerre mondiale, l’Autriche a dû céder à l’Italie la région du Trentin, où se trouve Cortina, ce qui fait que Dibona et Rizzi sont devenus Italiens. Quant aux frères Mayer, ils ont été victimes des persécutions que les institutions alpines austro-allemandes ont infligées aux grimpeurs d’origine juive dès le milieu des années 1920, bien avant l’arrivée des nazis au pouvoir… Comme on voit, et comme chacun sait, l’alpinisme ne fait pas de politique… !


La voie Dibona-Meyer dessinée par Guido Mayer Le récit de son frère Max (17 ans) publié par la Revue Alpine du CAF de Lyon en 1912 mérite une lecture, tant il est jubilatoire (Recit_Max_Mayer.pdf).
Photos de cette voie dans l’Album « Face sud directe de la Troisème Dent »

 

L’idée de gravir le Bastion  pouvait se décliner de plusieurs façons. La première était de le gravir pour lui-même, en somme le considérer comme un sommet autonome. C’est le choix qui a prévalu beaucoup plus tard, quand Jean-Michel Cambon et ses camarades ont ouvert d’abord l’Epinard hallucinogène, puis cette fantastique voie directe baptisée « Les grimpeurs se cachent pour ouvrir ». Mais en 1969, ce n’était pas dans notre philosophie. Une deuxième idée pouvait être de faire du Bastion un grand préliminaire (550 m) à la partie terminale de la voie Dibona-Mayer (200 m) – c’est ce qui s’est passé en fin de compte, mais ce n’était pas le projet initial. Mon ambition était de faire une voie complètement autonome s’élevant jusqu’aux arêtes en sortant vers la Quatrième Dent.
C’était devenu comme une obsession durant l’hiver 1968-1969, et dès que les vacances sont arrivées j’ai voulu me précipiter à la Meije. Il y avait une grosse contrariété : Jean-Louis était retenu à l’armée, indisponible en début de saison, et il n’était pas sûr du tout qu’il pourrait disposer d’une permission suffisante durant l’été. Soit j’attendais, soit j’y allais avec un autre. Bernard Wyns était disponible et désireux d’en découdre – nous allions donc reconstituer la cordée de la Dibona.

Face sud de la Meije (Revue Alpine, 1896).

Nous avons fait une première tentative le 30 juin, avec tout de suite un défi de taille : trouver un cheminement au milieu des dévers feuilletés de la partie inférieure. A l’évidence il n’existait qu’un point possible de passage dans la terminaison des surplombs. J’ai cru malin d’attaquer à son aplomb, dans des murs compacts fort raides, et je me suis assez vite retrouvé à taper des pitons pour passer en artificielle. J’avais dégotté une fissurette plutôt complaisante au début, mais elle s’élargissait peu à peu tout en se bouchant – quelle garce ! Il est arrivé ce qui me pendait au nez : j’ai fini par me tirer à un clou plus que douteux et je suis parti avec, avant de déboutonner une partie de la soutane jusqu’au moment où un bon choc m’a plaqué au rocher. Ouf, merci Bernard (et merci l’extra-plat qui y est toujours !). J’avais le souffle coupé et une violente douleur sur les côtes : c’était encore l’époque où on grimpait sans baudrier, avec un encordement direct sous forme de deux boucles, une à la taille, une autre passant sur une épaule. Et grâce à ça, je m’étais sérieusement escagacé une paire de flottantes. Les côtes, c’est pas méchant, mais ça fait drôlement mal ! Là, j’avais trop dérouillé pour pouvoir continuer. Nous avons donc laissé le bazar sur place et nous nous sommes voté quelques jours de récupération.


La flèche indique le passage qui permet de traverser la barre surplombante à la base du Bastion. A mi-hauteur de l’image, sur la gauche, on voit très bien la ligne de névés utilisée par la caravane Dibona en 1912 : elle passe par le Fauteuil (tout à gauche), puis le couloir Zsigmondy et les terrasses étagées menant au névé triangulaire.

Pas beaucoup : dès le 4 juillet nous étions de retour, bien que mes côtes me fassent toujours bien mal. Walter avait investi le Promontoire, il nous chauffait le moral et nous promettait de surveiller notre nouvelle tentative. J’ai retrouvé ma fissurette, j’ai repitonné avec circonspection et j’ai déployé des ruses de Sioux pour surmonter le passage où j’avais volé. Nickel ! Le bombement salvateur était maintenant juste au-dessus de nous, mais il était défendu par des panneaux verticaux de feuillets dont la vision provoqua une chute assez marquée de nos optimismes respectifs. Je ne sais pas combien de temps nous avons passé à tergiverser, puis à faire de timides tentatives, à essayer de-ci, de-là, avant d’y arriver. J’ai fini par me décider, mais je confesse que j’ai franchi le passage dans un mélange assez bizarre de rage et de trouille. Nous avions enfin la clé des dalles, mais nous avions perdu un temps fou, et par ailleurs le temps se gâtait sérieusement. En plus, il y avait une évidence cruelle qui nous sautait aux yeux : avec notre corde de 70 mètres, nous risquions de ne pas pouvoir redescendre les surplombs en cas de nécessité ! Ayant brûlé nos vaisseaux, nous n’avions plus qu’à surmonter les 450 mètres qui nous séparaient du névé triangulaire avant que ça tourne au vinaigre.


4 juillet 1969 : le passage critique. A gauche, Bernard au cours d’une de ses nombreuses explorations. A droite : je passe… Advienne que pourra !

Plus facile à dire qu’à faire. Non que l’escalade fût particulièrement difficile. Mais il fallait définir un cheminement là où rien n’était évident, et le rocher était tellement compact (il l’est toujours, d’ailleurs !) que nous avions les pires difficultés pour installer des relais. Or, nous tenions à avoir un minimum d’assurage, et les problèmes de pitonnage nous faisaient à nouveau perdre du temps. Nous avancions quand même, au gré d’une escalade magnifique sur le plus beau rocher de la création !


Dans les dalles. Ce serait chouette, si ça voulait bien ne pas tourner à l’aigre…
Autres photos dans l’album « Face sud directe de la Troisième Dent »

Le sommet du Bastion est défendu par une série de murs redressés en granit très compact, mais néanmoins assez bien pourvu en prises : il n’y a pas beaucoup d’assurage, mais ça grimpe. On en était là quand l’orage a éclaté, avec une violence si extraordinaire que j’ai cru à un moment qu’on allait se noyer dans les grêlons. Les trois ou quatre longueurs qu’il a fallu parcourir pour sortir de là ont été cauchemardesques. L’orage ne nous lâchait plus, tout commençait à disparaître sous la neige, nous n’avions aucune protection , et les heures avaient tellement filé que l’obscurité commençait à tomber.


avant que ça pète…

…et après les premières salves. Sympathique programme !

Certes, nous avions surmonté le Bastion, mais cette victoire nous paraissait bien frêle. Déjà cela ne représentait que la première partie du programme. La deuxième (la sortie à la Quatrième Dent) était compromise ! De toute façon il n’y avait plus qu’à passer la nuit sur nos terrasses, pour aviser le lendemain.Nous avions du matériel de bivouac léger, un réchaud et quelques provisions. Cela nous a permis de tenir, sans plus. L’orage n’en finissait pas, remettant de la neige à chaque fois. Comment allait-on se tirer de là ? Le lendemain il y eut une courte accalmie dans une montagne figée par le froid. Nous avons gagné le sommet du névé triangulaire, pour constater que la Dibona-Mayer était recouverte d’une véritable croûte de glace. Il n’y avait plus qu’à essayer de redescendre. Nous sommes d’abord allés voir le couloir Zsigmondy : c’était hideux. Nous nous sommes donc rabattus sur la Banquette des Autrichiens après beaucoup d’hésitations : chargée de neige comme elle était, nous risquions à tout moment d’être embarqués dans une avalanche ; or, nous ne nous prenions ni pour Emil Zsigmondy, ni pour Jean Rufz de Lavison…

En plus le mauvais temps revenait à toute vitesse. Nous avancions lentement en nous tenant le plus près possible du rocher pour y trouver de l’assurage. Le temps de repasser à l’aplomb du Doigt de Dieu, la sarabande a recommencé, tout aussi violente que la veille. Et là, il a bien fallu renoncer à la proximité du rocher pour se lancer au beau milieu des pentes quand même très inclinées de la Banquette. Nous avons fini par échouer sur le glacier dans un état d’épuisement et de désespoir colossal, et il fallait encore retourner au Promontoire ! Le mauvais gag, c’est que le glacier amène 100 mètres plus bas que le refuge. Nous aurions pu y monter directement en escaladant les rochers, mais nous avons renoncé à cause de l’épaisseur de la neige. Il a donc fallu contourner la base rocheuse du Promontoire et pour cela descendre encore un peu plus, ce qui signifiait une remontée encore plus longue par la partie la plus occidentale du glacier. A voir la tête de Walter quand nous sommes enfin arrivés au refuge, 36 heures après l’avoir quitté, nous devions ressembler à des zombies…


La Banquette des Autrichiens rejoint les pentes issues du col du Pavé à l’aplomb des cols Casimir et Maximin Gaspard.
Par bonnes conditions, ça va…

 

Je n’ai pu réaliser mon projet d’aller jusqu’aux arêtes qu’en 1976, en enchaînant le Bastion avec la Dibona-Mayer. Une course absolument merveilleuse, par un temps idéal, faite avec Marc Chabert et le très jeune Olivier Comerson, qui découvrait ce jour-là les joies de la haute montagne… (Voir l’album photos). Si je n’ai pas réussi avant, ce n’est pas faute d’avoir essayé. En 1971, j’ai bel et bien tenté d’ouvrir cette fameuse directe à la Quatrième Dent, mais une fois de plus la malchance s’est mise en travers. Bernard était parti aux Amériques, Jean-Louis avait infléchi sa trajectoire, j’avais de nouveaux partenaires. Cette fois-là il s’agissait de Jeef Lemoine, qui en était à ses débuts en alpinisme. On s’était croisés sans se connaître dans les couloirs du Lycée, lui élève, moi prof, puis il y était revenu comme stagiaire d’éducation physique, et c’est alors qu’il m’avait abordé pour me demander de lui donner des conseils en escalade. J’avais très vite vu que l’élève n’avait rien à envier au prof ! Il devait être pendant quelques années un de mes plus précieux partenaires. Tous ceux qui ont connu Jeef ont pu apprécier son talent, son humour, son caractère si extraordinairement pondéré et optimiste. Hélas ! Il a été victime d’un affreux accident au Dru, le 28 juillet 1992…


Jeef, ici photographié dans Castle Tower (Utah) en 1977.

A peine avions-nous fait 4 ou 5 courses ensemble que je lui proposais déjà la Meije. Le 20 juillet, nous avions attaqué le Bastion par beau temps. Deux heures après, nous commencions déjà à tirer des rappels sous une petite neige. Une heure plus tard, nous repartions vers le haut sous le soleil. Puis à nouveau esquisse de retraite sous le grésil. Puis re-départ sous un ciel rigolard… pour échouer à quelques mètres de la sortie, avant de se lancer dans une retraite précipitée. Arrivés au glacier, il faisait presque beau. Imprécations !

Jeef. Photos prises dans les Pyrénées : à gauche, au Tozal del Mallo ; à droite, dans la face nord-ouest de l’Ossau

Le lendemain, grand beau. On a décidé de la jouer rusée. Nous avons filé vers la Banquette des Autrichiens, qui cette fois était en excellent état. J’ai retrouvé le névé triangulaire avec une certaine émotion, mais cette fois il n’était pas question d’emprunter la Dibona-Mayer : nous étions venus pour la Quatrième Dent, que diable ! Le début a été aimable. Une bonne cheminée nous a amenés sur une belle petite vire courant à l’horizontale au-dessus d’un très beau surplomb rouge. Nous avons ainsi gagné des fissures verticales à l’aplomb de la Quatrième Dent. Il y a eu une bonne première longueur, puis ça s’est gâté : je me suis retrouvé à grimper dans des dalles très raides, sur des petits grattons, sans pouvoir mettre des pitons sérieux. J’étais tombé sur un gneiss pitonophobe ! J’ai tiré ma longueur et je me suis retrouvé comme un imbécile, sans pouvoir installer le moindre relais. Ah, si j’avais eu des spits ! Je savais que ça existait, j’en utilisais au Rocher de Marlens, mais on partait du principe que c’étaient des moyens déloyaux, « unfair », réservés aux écoles d’escalade. En montagne, on grimpait donc avec le marteau à la main et l’éthique en bandoulière, mais qu’est-ce qu’on fait quand les clous ne rentrent plus ? Eh bien, on redescend ! Et comme on ne peut même pas poser un rappel, on fait ça en désescalade, en retirant à la main les clous vaguement plantés à la montée, en suppliant le copain d’avaler la corde comme il faut, mais juste comme il faut, sans tirer, et en faisant brûler des cierges pour que tout se passe bien.

Ca s’est bien passé, évidemment. Mais ce jour-là j’ai dit adieu à ce joli projet. Plus tard j’ai amené du matériel au Promontoire dans le but de remettre ça – le matos y est toujours, et pour le reste c’est le plus gros de mes regrets en Oisans.L’autre gag, c’est qu’au lieu de rentrer par la Banquette nous avons à nouveau descendu le Bastion en rappels. Deux descentes en deux jours, après avoir mis deux buts, voilà qui frise la performance. Et en plus, comme on pratiquait toujours le rappel « en huit » directement autour du corps, nous sommes arrivés sur le glacier avec les pantalons en pièces détachés. Partis en knickers, ils arrivent en shorts ! Il n’y a que la Meije pour accomplir ces prodiges…

La face nord-ouest. Le pilier du Doigt est indiqué par la flèche.

J’ai quand même eu deux jolis lots de consolation sur ma montagne chérie, durant ces années. En juillet 1970, j’ai fait avec Jean-Jacques Rolland la première ascension du pilier nord-ouest du Doigt, parallèlement à la voie Girod-Vivet du Pic du Glacier Carré. Ce fut une très agréable escalade de 500 mètres sur un rocher pas mauvais du tout, avec de bien jolis passages. De toutes les voies du versant nord, c’est sans aucun doute la moins engagée.


Le couloir Gravelotte.

Et en 1972, j’ai fait avec Jeef une ascension express du couloir Gravelotte, avec retour par le Grand Pic et la voie normale. Le côté « express » avait été imposé par une météo qui promettait des orages de première catégorie sur le coup de midi. Donc, il fallait être en bas pour l’apéro – ce qui fut fait. La chose incroyable, c’est que j’ai trouvé peu après sur le livre du refuge de l’Aigle une mention d’un guide de La Grave (Pierre Mathonnet, je crois) qui avait fait le Gravelotte un peu avant nous, et qui disait avoir fait le cinquième parcours (si ma mémoire ne me trahit pas). Dans ce cas, nous aurions fait en 1972 le sixième parcours d’un itinéraire ouvert en… 1898 ! Décidément, c’était bien une autre époque…

2 réponses to “La Meije et moi, acte IV

  • Voilà, j’ai fini de lire la série « La Meije et moi ». Formidable ! Je me suis mis à m’user les yeux sur ce vasisdas sur le monde par ce que je part en stage d’alpinisme (avec le caf) à la Bérarde à la fin du mois. J’avais donc l’envie de saliver devant divers récits et images… J’ai acheté un livre de Pierre Zaillo que je me réserve pour le voyage en train / bus (12 heures depuis Marseille). Vos récits autour de la Meije m’occuperont jusqu’au départ, j’ai plus hate de découvrir le lieu que de faire de grimper ! Je suis amoureux de coins sauvages comme mon Queyras adoré…
    Merci

  • macabet martine
    10 années ago

    oui, il s’agit de Pierre Mathonnet, guide de La Grave, né dans la vallée au hameau des Fréaux.
    Petit fils et fils de guides et de chasseurs de chamois, il connait toutes les vires des environs!

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